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La Baladine

Histoires de vie, et de vies...

Qui est la Baladine?

Si la Baladine était un animal, elle serait un chat, et elle en serait à sa cinquième vie. Si c'était une couleur, le bleu, sans hésitation possible. Un aliment? Le citron, qui crispe la langue et fait briller les yeux. Un prénom? Alice, l'impertinente qui traverse les miroirs... Mais j'arrête, personne, la Baladine pas plus qu'un(e) autre, ne peut se résumer en un portrait, même  chinois...

Je suis donc la Baladine, j'ai cinquante-cinq ans depuis quelques semaines, autant vous dire que je n'ai rien à perdre, rien à cacher, de moi comme de ce que je pense du monde, j'aime les mots, les histoires, je suis curieuse de tout et de tout le monde, je cumule les vies, et j'ai du désir. Celui de raconter, vous dire, et vous entendre me dire, j'espère, à votre tour... 

Crédit dessin : Okalinichenko

Crédit dessin : Okalinichenko

Je commence, donc, et je vous dis. Je suis...

Amoureuse, en vrac et dans le désordre, des mots, des livres, du bleu, tous les bleus, de Mozart, Debussy et la ballade n°1 de Chopin, du café noir, du chocolat au lait et, surtout, du Paladin, avec qui je partage joies et galères de vie, plaisir des sens et une fille géniale...

Féministe. Humaniste (non, ce n'est pas une rime facile, la deuxième affirmation découle NATURELLEMENT de la première). Romantique et lucide, fataliste et gaie, mélancolique et optimiste, délicate qui ne fait pas dans la dentelle si on s'avise de lui marcher sur les pieds, j'use, au point d'en abuser, de l'oxymore pour mieux assumer les contradictions dont je suis tissée.

 Cinq vies... La première fut une enfance plutôt choyée. Des études ennuyeuses. La deuxième... comment dire... L'ennui. Encore. Etudes lâchées, je cumulais job alimentaire, job plaisir (aérobic, pleine époque) et monitorat de gym  en vue de tenter de "gagner" ma petite minuscule vie, j'avais une troupe d'ami(e)s de copines et de copains, j'étais libre libérée, ce qui en gros consistait à faire exactement ce que les mecs voulaient, mais sans qu'ils aient à le demander. J'étais jeune, en bonne santé, j'avais l'air d'aller bien, mais en vérité j'allais trèèès maaal. J'étais à peu près aussi bien dans ma peau qu'une truite dans une poêle à frire. Mes copines? Guère mieux. Parfois pire. On ramait, chacune comme elle pouvait. Mais surtout, je savais que je m'ennuyais grave à courir du matin au soir pour mener une vie que je n'avais pas choisie, qui ne me convenait pas, et que ça ne passerait pas en faisant le gros dos, en continuant à faire semblant, à compter des jours qui me semblaient stupides, obtus, et pas très utiles. En tout cas pas utiles pour moi.

Alors, un jour, j'ai pris le large...

Et commença ma troisième vie, ma vie de Baladeuse, fille "aux semelles de vent", légère, en quête des autres et d'elle-même, sa vie dans deux valises brinquebalantes, prête à s'envoler aux quatre vents. C'était les dernières vraies belles grandes années du Club Med, avant qu'il ne devienne un camps club de vacances de luxe identique à tous les camps clubs de vacances de luxe, sans âme. On jouait beaucoup plus qu'on ne travaillait, et pourtant on travaillait dur, sept jours sur sept et jusqu'à pas d'heure. Gentils Organisateurs vraiment gentils, on accueillait les clients Gentils Membres comme des amis, et tout le long de la semaine, on les imbibait de soleil et de sourire, de présence joyeuse et tendre, pour que s'efface le pli soucieux qui leur barrait le front à leur arrivée. Ce furent de belles années, truffées de jolies rencontres, où j'ai appris à vivre les jours au lieu de les compter...

Une de ces années-là (la meilleure, évidemment), j'ai rencontré le Paladin, solaire et intense, et je pouvais vraiment dire "je t'aime", parce que j'avais appris à dire JE, j'avais décidé ma vie, et tracé mon chemin, j'étais devenue moi. Et avec lui, en toute confiance, j'ai basculé vers ma quatrième vie, celle où le Paladin et moi avons fabriqué une fille d'amour, en y mettant tout notre cœur, et toute notre âme...

La cinquième vie est un concentré de toutes les autres, et je suis bien placée pour vous dire que le parcours n'a pas toujours été facile, loin de là, il ne l'est toujours pas, le chemin apparaît et disparait, rien n'est jamais gagné, toujours à refaire, le cœur toujours battant...

Et c'est pour ça que j'ai des tas d'histoires à vous raconter, et tellement envie d'écouter les vôtres... 

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À propos

La Baladine

Acidulée mais pas acide, féministe assurée et romantique assumée, rieuse et mélancolique, résolument positive dans un monde dépressif, agitatrice de cervelle, gratteuse infatigable du vernis des humains pour voir ce qu'il y a dessous... "Je ne fais effort ni pour qu'on m'aime ni pour qu'on me suive. J'écris pour que chacun fasse son compte." Jean Giono
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Pivoine 18/10/2017 14:13

J'aime bien cette présentation. Un jour que je voulais faire passer quelques idées que je considérais comme bonnes auprès de mes collègues, j'ai dit que j'étais féministe. Une collègue m'a répondu que j'étais humaniste. Désormais, j'ai dit qu'être féministe, c'était être un pan de mon humanisme... Que de grands mots o:)

Le club Med ... Y a-t-il encore des villages de cases sans électricité ni sol dur ? En mon jeune temps, j'ai connu le sol dur heureusement (mais pas l'électricité). Je n'ai jamais si bien dormi que dans une paillote. Surtout le matin... C'était frais et merveilleux, avec le bruit des lézards dans la paille...

La Baladine 18/10/2017 16:20

Merci d'être venue jusqu'ici!
Oui bien sûr, si on prend l'humanisme au sens de l'altruisme et de l'amour des humains, on ne peut qu'être féministe, tant il y a encore de boulot dans ce domaine, l'actualité nous le prouve encore ces jours-ci...

Un peu plus de 20 ans que j'ai quitté le Club... Je crains qu'il n'ait perdu son intention originelle, le luxe ayant pris le pas sur la convivialité. Et les GO ne sont plus que des employés comme les autres... Quant aux cases, elles sont bel et bien aux oubliettes :-( (J'avais quand même une ampoule dans la mienne, à Cefalù, baie sicilienne d'une rare splendeur).