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La Baladine

Histoires de vie, et de vies...

Evidemment...

Je voulais juste vous écrire un billet que j'espérais souriant sur cette campagne de recensement, vous dire ce qui peut se passer quand on s'introduit brièvement dans le quotidien de deux ou trois (ou plus) centaines de personnes: vous dire les SDF qui ne demandent couic, les ronchons qui n'ont le temps de rien, les méfiants qui vous laissent sur le pas de la porte sous une pluie battante, les complotistes agressifs, les esseulés qui ont du mal à vous laisser repartir, les chaleureux qui vous offrent un café, les joviaux qui vous font passer un quart d'heure de saine rigolade, l'autiste brut de décoffrage qui verrouille sa porte à double tour (une fois que vous êtes à l'intérieur), la petite dame un peu barrée qui ouvre sa porte toute nue, l'aveugle bougon qui se déride soudain en vous parlant d'accordéon, les moulins à paroles qui ne peuvent décliner leur identité sans vous raconter leur vie, les mamans débordées qui trouvent le temps de s'asseoir avec vous quand même, un môme sous le bras et l'ordinateur à portée de main pour le boulot, le facho qui vomit la terre entière et vous avec, les chiens et les chats quasi toujours accueillants, la maison du fumeur invétéré dont l'air est littéralement saturé de fumée (à un point tel que vous passez les quatre heures suivantes à tousser comme si vous sortiez d'une vilaine bronchite), les historiens de leur quartier, parfois passionnants mais pas toujours, le marginal qui marche plus d'une demi-heure pour vous rejoindre en mairie et farfouille longuement dans son baluchon pour vous montrer la carte qu'il a reçue de Chine, la dame octogénaire au sourire d'une rare beauté, que l'on voit littéralement s'allumer de vie ou  s'éteindre comme une bougie soufflée au gré des caprices de la maladie d'Alzheimer... 

Je voulais simplement vous faire sourire, sans raillerie aucune, mais avec chaleur, avec affection, en vous contant cet échantillon d'humanité que j'ai côtoyé ces dernières semaines...  

Et puis l'actualité étant ce qu'elle est... Le soleil hivernal enfin apparu n'empêche pas le retour du soleil noir, à quelques quatre heures d'avion d'ici... Des vies explosées sous les bombes, des vies, merde , des vies d'enfants, éparpillées aux quatre vents de la bêtise et de la méchanceté humaines. Et les mots impuissants à traduire la colère, le dégoût, le chagrin. L'inhumanité. La connerie.

Alors évidemment, ça ne m'empêche pas de goûter le bleu pâle du ciel sur le flux et le reflux de la mer, de regarder rouges-gorges et mésanges venir se gaver de graines et d'huile de coco dans le jardin engourdi, ça n'empêche pas la nuit noire et glacée de verser ses ruisseaux d'étoiles dans un ciel haut et pur.

Mais quand même...

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À propos

La Baladine

Acidulée mais pas acide, féministe assurée et romantique assumée, rieuse et mélancolique, résolument positive dans un monde dépressif, agitatrice de cervelle, gratteuse infatigable du vernis des humains pour voir ce qu'il y a dessous... "Je ne fais effort ni pour qu'on m'aime ni pour qu'on me suive. J'écris pour que chacun fasse son compte." Jean Giono
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Gwen 12/04/2018 19:22

Curieusement, ton post me rappelle mes années (passionnante) d'enquêtrice IFOP et INSEE qui m'ont fait rencontrer des gens étonnants, touchants, parfois aussi détestables, mais je garde le souvenir de quelques-uns qui, sans le savoir, m'ont donné de belles leçons de vie dont je leur garde une reconnaissance infinie. J'ai adoré ce métier que j'ai pratiqué jusqu'à la veille de mes 65 ans : j'y serais peut-être encore si ça avait été possible !

La Baladine 13/04/2018 16:06

J'ai l'impression que tu as eu plusieurs vies, toi aussi ;-)

Je te rejoins et te comprends, ces rencontres, si brèves qu'elles soient, sont passionnantes, et certaines particulièrement marquantes.
:-)

Pastelle 09/03/2018 09:16

Une jolie petite collection d'humains ordinaires ou pas que tu nous racontes là. Mais oui, ça nous fait sourire. :)
Mais non on n'oublie pas non plus le reste, tous les soleils noirs du monde.
Mais oui tu nous fais aussi rêver avec tes histoires d'oiseaux et de ruisseaux d'étoiles...
Merci pour tout cela. Et un sourire en retour. :)

La Baladine 09/03/2018 11:00

Merci pour ces petites phrases qui chauffent le cœur et me donnent l'impression de ne pas écrire pour rien.
Bise reconnaissante :-)

mansfield 08/03/2018 21:42

Superbement dit. Nos vies passent avec leurs joies, leurs blessures, et celles des autres bien sûr tandis que les jours coulent, les nuits se suivent le temps avance et les saisons, belles ou pourries, sourdes à tout ce qui se passe dans le monde.

La Baladine 09/03/2018 10:57

Merci. Venant de toi qui portes une vraie attention aux gens comme au monde, ça me touche beaucoup.
Bisous

K 04/03/2018 16:26

Un joli florilège à la Prévert.
Le raton-laveur ça compte dans le recensement ?

Toujours bon de garder un œil bien ouvert sur le monde, je partage cette vigilance, et puis cela préserve du nombrilisme me semble-t-il...
Je n'oublie pas non plus que certaines responsabilités ne sont pas exactement les miennes.
L'idée est bien que chacun/chacune dans ses conduites quotidiennes reste bien planté dans ses valeurs racines de la fraternité !

La Baladine 06/03/2018 11:01

Bête que je suis, le raton-laveur, pourquoi 'y ai-je pas pensé? Merci ;-)
J'adhère et je plussoie!

Nikole 28/02/2018 23:18

... qui m'a visitéE ... n'Est ... se relire, foutreciel !

La Baladine 01/03/2018 07:57

Ça m'arrive tout le temps :-D

Nikole 28/02/2018 23:16

C'est cette année la première fois de ma vie que je me suis fait recenser. Je ne comprends ni à quoi ça sert ni comment ça peut fonctionner correctement mais si ça peut donner du travail, tant mieux. Je suis étonnée que tu aies pu entrer chez les gens, la jeune femme qui m'a visiter m' a assuré qu'elle n'avait pas le droit d'entrer. J'ai dû insister gentiment, trouvant que la laisser dans le couloir était discourtois ; elle a hésité, mais n'st pas restée longtemps, me donnant juste les codes, pour que j'aille remplir moi-même ma fiche sur Internet ... alors je comprends encore moins. Elle semblait épuisée et me disait courir partout à n'importe quelle heure, je compatis donc encore plus, rétrospectivement, à tes propres courses ...J'espère que tu vas bien, et que tu as pu te (re)poser. Quant au reste, oui, bien sûr, qu'ajouter à ce que tu dis. Être en colère, en tristesse contre le monde devrait seulement nous faire apprécier encore plus le bleu du ciel et même la discordance, tant qu'on est vivants. Je t'embrasse.

La Baladine 01/03/2018 14:19

Preuve que je ne me relis pas toujours non plus : résidenceS secondaireS
Je vais bien :-))

La Baladine 01/03/2018 07:56

Dans les grandes villes, le recensement se faisant annuellement mais sur un huitième de la population seulement, tu peux aisément passer à travers les mailles toute une vie!
Le but est l'établissement de statistiques, la première portant sur le nombre d'habitants (l'état se base sur les résultats pour le montant de sa dotation aux communes). Chez moi, vu la quantité de résidence secondaire, c'est assez crucial par exemple. ;-)
Je suppose que la jeune femme que tu as rencontrée appliquait les consignes qui lui avaient été données par le superviseur Insee. Perso on ne m'a jamais interdit de rentrer chez qui que ce soit; et heureusement car j'ai rempli moi-même beaucoup de fiches papier (beaucoup de gens très âgés et aussi quelques réfractaires à internet). Mais il est vrai que l'Insee insiste énormément pour que les questionnaires soient remplis en ligne, et du coup donner les codes peut se faire sur le pas de la porte en quelques minutes. De mon point de vue, ça rend le job sans autre intérêt que pécuniaire. Car oui, c'est très fatigant, les questionnaires (ou les codes) devant être remis en main propre, il faut passer, et repasser, et encore, le matin le midi le soir le samedi etc jusqu'à ce que la porte s'ouvre. Je "bénis" les gens qui m'ont appelée dans les 24 heures qui suivaient le dépôt de mon avis de passage dans leur boîte aux lettres! J'ai même fait du phoning! Et aussi rencontré des gens sur leur lieu de travail (à priori interdit par l'Insee, mais je soupçonne ceux qui ont mis au point leur "méthode" de n'avoir jamais mis les pieds sur le terrain).
Bref, si la rencontre ne peut plus avoir lieu, pour moi le job ne devient plus qu'un truc ingrat :-(
J'adhère à ton dernier paragraphe.
Et je vais bien :-(
Je t'embrasse aussi. ♥

Balaline 28/02/2018 16:25

Tant de rencontres différentes et de portraits décrits avec le plus profond respect. Sans doute une expérience très enrichissante, de belles rencontres et parfois quelques confidences sur le trop plein des jours.
Savourons les petits riens du chemin, les petites joies qui passent, juste pour ne pas sombrer.
Belle après midi, toute en flocons blancs.

La Baladine 28/02/2018 18:35

C'est tout à fait ça :-)
Merci chère presque homonyme, ici pas encore de flocons, ils sont attendus d'ici demain.

Jo Ridée Rieuse 28/02/2018 07:44

Je crois que c'est le rêve secret de beaucoup de personnes, pouvoir entrer chez les autres, observer, ressentir bien être ou malaise.
Les gens sont donc devenus ... Celui qui fait ça, celui qui dit ça, celle qui est comme ça. C'est amusant.
Je sais que dans mon quartier, on dit de moi - La dame qui promène son chien, mais je serais curieuse de savoir quelles sont les impressions d'un recenseur qui passerait nous voir. Je n'ai pas la réponse.

La Baladine 28/02/2018 18:33

Quelque chose me dit que tu ferais volontiers partie des gens qui offrent un café :-)
Tu sais, je ne sais pas non plus ce que les recensés ont pensé de leur agent recenseur ;-)

Xoulec 27/02/2018 22:07

Le recensement est une "photographie" de la population, effectué par des agents recenseurs. Là, en l’occurrence, tu es un peu plus que cela,puisque tu "photographies" pour nous raconter...

La Baladine 01/03/2018 07:58

Dix-huit mois??? Diantre!!!

Xoulec 28/02/2018 20:46

J'utilise ce vocabulaire uniquement pour ce commentaire. Mais,il y a une petite quinzaine d'année,j'ai fait l'objet d'une étude sur dix-huit mois, menée justement par l'INSEE et il me reste une bribe ou deux de leur vocabulaire...

La Baladine 28/02/2018 18:30

C'est mon petit côté anthropologue ;-)
Mais dis, tu bosses à l'INSEE? Tu utilises exactement leur vocabulaire...

les Caphys 27/02/2018 12:04

j'ai effectué ce genre de job en d'autres temps et je n'ai pas eu tous ces cas de figure, y compris la dame qui ouvre toute nue

La Baladine 27/02/2018 12:39

L'an dernier dans la ville voisine ça avait été moins... pittoresque. J'ai été gâtée cette année!
Je sens poindre le regret en ce qui concerne la nudité de la dite dame... qui avait quand même passé la septantaine ;-)

celestine 26/02/2018 19:38

Je comprends le sens de ton billet.
Mais en même temps, des soleils noirs, il y en a à chaque seconde sur cette terre, de jour comme de nuit, sur tous les continents. Des massacres, des horreurs, des tristesses affreuses.
Alors nous ne devrions jamais rire.
Et d'ailleurs, là, en y pensant, en pensant à ta phrase, j'ai envie de pleurer pour ces enfants déchiquetés sur l'autel de la connerie humaine.
Continuons néanmoins à semer des fleurs de paix au moins dans nos coeurs.
Evidemment, ça ne changera rien au monde...Quoique ??
A part ça, faire le recensement, ça me plairait de tenter l'expérience humaine une fois dans ma vie. J'ai aimé ta description des mille et uns personnages rencontrés.
Bisous du coeur
¸¸.•*¨*• ☆

La Baladine 27/02/2018 10:51

C'est là toute la magnifique complexité de l'être humain. On peut rire en pleine horreur, en plein chagrin... et heureusement! Tant qu'on garde du goût pour la vie, on garde la joie, c'est à la fois notre moteur et notre consolation, en quelque sorte. Et puis la vie nous reste belle, à nous, en dépit de tout ce que nous en savons, ou peut-être même bien grâce à tout ce que nous en savons... La moindre miette de joie, de plaisir en est d'autant plus précieuse, savoureuse!
Je me contente de regarder et de décrire le monde que je vois, je regarde les éléments qui continuent leur course immuable, et je souris au rouge-gorge qui vient chercher pitance :-)
De ce que je connais de toi, je pense que tu aimerais cette expérience. Il faut juste veiller à ne pas faire "éponge"... Physiquement, c'est assez intense (because délais à tenir), mais dans ta région, tu devrais bénéficier de conditions climatiques un poil plus sympathiques que celles qu'on a subies cet hiver ici!
Je prends tes bisous, je t'envoie les miens :-)

bizak 26/02/2018 19:01

Un bel échantillon de ce qu'est la vie dans les antres de nos villes, une mosaïque de genres, de caractères, de disparités, pendant qu'à l’extérieur le vrombissement des moteurs, les gens toujours pressés, et d'autres étalés sur les bancs publics entrain de rêvasser...quoique avec le temps d'un froid polaire, il n'y a pas de quoi rêver.
Sinon pour le reste, je te souhaite La Baladine une bonne et belle soirée

La Baladine 27/02/2018 10:33

Oui, la vie telle qu'elle va, tout et son contraire, et nous qui allons bien, pendant qu'ailleurs, l'horreur fait son chemin...
Merci pour ton passage :-)

alainx 26/02/2018 18:20

Ta galerie de portraits à propos du recensement est tout à fait savoureuse, ainsi que respectueuse des personnes qui sont de toutes les couleurs.
On ressent très bien l'affection que tu as pour chacun, de ce monde ordinaire qui nous ressemble.
Bien entendu, il y a les malheurs du monde que tu évoques en soulignant plus particulièrement l'un d'eux.
Face à cela, je pense souvent que nous avons le devoir de ne pas nous plaindre de nos situations globales de privilégiés, même si certains de notre pays sont dans des situations de précarité et de souffrances qui peuvent nous engager à les assister.
Je parle de cette plainte collective pour tout et à tout moment, allègrement relayée par le système médiatique à tous les niveaux. À ces personnages politicards qui se croient intelligents de multiplier les propos outranciers et les superlatifs abjects, avec le cynique espoir, aussi idiot que leurs propos, de nous voir un jour mettre un bulletin de vote avec leur nom dans leur urne.
Et comme dirait l'autre : tu sais où je te le mets ton bulletin de vote ?

La Baladine 27/02/2018 10:23

Oui, j'aime l'humain, du moins aussi longtemps que je le sens dépourvu de méchanceté foncière. Même le facho, assez détestable, m'a paru plus aigri que méchant. C'est pourquoi j'ai veillé à ne pas prendre un ton moqueur ;-)
Je ne suis pas trop inquiète pour "mes" sans-abri qui squattent ce qui reste des dépendances d'un vieux manoir, je sais que les gens qui habitent sur le même chemin veillent...
Je comprends ton ressenti face à cette "plainte collective", et je le partage totalement.
Mais sinon, tu le mets où, au juste? ;-) :-D

Agathe 26/02/2018 17:59

C’est cela, on ne peut pas s’empêcher d’aimer la vie d’une part, et d’être effrayée et attristée par le pire montré actuellement en Syrie et ailleurs.

Merci pour ce billet sensible et humain.

La Baladine 27/02/2018 10:07

Il me semble que nous avons déjà échangé? Merci pour votre appréciation. Oui, nous côtoyons le pire chaque jour et la vie reste belle... Mais parfois, savoir que la bêtise humaine ne varie pas désespère...

Antiblues 26/02/2018 13:38

Tu nous a recensé un joli catalogue d'échantillons déjantés d'humanité, mais as tu seulement rencontré le mec qui se contente de répondre aux questions, poliment mais sans fioritures, "au revoir et merci" ? ;)

La Baladine 26/02/2018 21:58

Mais ouiii figure-toi, en plus il était grand, blond, bien bâti, beau gosse, aimable, souriant, et gentil!!! Véridique!
:-D

Coumarine 26/02/2018 11:19

et qu'est-ce qui prévaut?
- la curiosité de rencontrer tant de gens différents?
- la révolte devant l'inhumanité de cette humanité qui claque ses bombes?
- la tendresse qui réchauffe le coeur devant tous ces petits bouts de beauté?
Parfois l'un, parfois l'autre...

La Baladine 26/02/2018 21:56

Je ne suis même pas certaine qu'une chose prévaut sur l'autre; tout est important, tout concourt à la vie, à la mort. Mais la tendresse...
Bisou doux

Lilas 26/02/2018 10:49

Des gens aussi différents les uns des autres, mais au final qui ont toujours quelque chose à dire.

La Baladine 26/02/2018 21:52

Oui, c'est un des côtés passionnants, aucun n'est anodin.

Andiamo 26/02/2018 10:40

Des vies à écrire, une page pour chacune, des vies sensées ou insensées à recenser. ];-D

La Baladine 26/02/2018 21:51

Une page pour chaque vie, c'est une belle ambition mais j'y passerais des années ;-)
Ces vies croisées, c'est ce qui rend ce job aussi court qu'ingrat passionnant :-))

Bleck 26/02/2018 10:18

J'aime beaucoup les histoires extraordinaires des gens ordinaires, des gens ordinaires du coin de la rue.

Bleck

La Baladine 26/02/2018 21:49

Tu as raison, toute l'histoire de l'humanité s'écrit là, chez ceuzécelles qu'on appelle à tort "monsieur et madame tout le monde" :-)

alezandro 26/02/2018 10:09

Grandeur et misère du monde actuel! De bien belles descriptions du genre humain!

La Baladine 26/02/2018 21:48

Actuel et de toujours, hélas! Merci cher Alezandro :-)

Betty.... 26/02/2018 07:24

Heureusement que l'on peut sourire un peu dans ce monde bi polaire , çà ne nous empêche pas d'être meurtris par ce qui se passe hors nos frontières ....Seulement si nous nous arrêtons à la misère , à l'injustice , la peur , la guerre , la maladie ...A quoi sert ...de vivre par exemple ...Bel article la Baladine comme toujours ...Evidemment ...Bise fraîche

La Baladine 26/02/2018 21:45

Bien sûr on sourit, on savoure, on s'amuse... évidemment... mais jamais plus le plus minuscule soupçon d'insouciance...
Bise gelée mais chaleureuse

Pascal 25/02/2018 22:54

Une belle tranche de vie
dans tout ce qu'elle a de vrai et de réel
avec ses joies et ses tristesses

La Baladine 26/02/2018 21:43

La beauté et la laideur de la vie... merci :-)

Pierre 25/02/2018 21:58

Merci pour ce texte sensible, pétri d'humanité et de tout ce qu'elle peut avoir de contradictoire.

La Baladine 26/02/2018 12:04

Merci à toi :-) Contradiction oui, c'est le mot. La vie, la mort, les petits bonheurs et la souffrance, et puis la violence. L'inévitable absurdité du monde.

Psah 25/02/2018 19:01

Joli inventaire, une fois de plus les mots tombent juste et dru. Un recensement de l'humain dans ses nuances de bleu et de gris ...

La Baladine 26/02/2018 12:02

Hey! Je suis heureuse de vous lire!
La rencontre humaine, c'est ce qui rend ce job court si précieux... et si intense :-)

jai50ans 25/02/2018 17:55

Rentrer dans l'intimité des gens c'est assez violent comme émotion. C'est bref et intensif et si tu es une éponge t'as gagné le gros lot, ca t'as secoué apparemment ! Le bon côté des choses c'est que c'est un boulot.

La Baladine 26/02/2018 11:59

Bienvenue à toi!
Faire éponge, c'est le danger... Etre à l'écoute, mais sans s'impliquer, sinon on ne s'en sort pas.
Mais ça reste intense, émotionnellement et physiquement.
Remuée, plus que secouée. J'aime les rencontres.
:-)

Pivoine 25/02/2018 17:51

Alep... on y fabriquait un merveilleux savon, une recette millénaire, le pain d'Alep à l'huile d'olive et de laurier.
Je ne sais pas s'il y a encore une seule 'savonnerie' en état, à Alep.
On pourrait dire 'faites du savon, pas la guerre'.

La Baladine 26/02/2018 11:57

C'est à la fois triste et révoltant. Que de bêtise!
Mais j'adore ta maxime, je l'adopte!

Pivoine 25/02/2018 17:47

C'est un bel échantillon d'humanité que tu nous décris là, Baladine...
Tout est là. Le facho qui ici fulmine contre le monde entier et vote extrême droite... transposé dans un autre univers, pose des bombes...
Ou achète tranquille une arme de guerre comme nous une botte de poireaux et flingue 17 personnes.
Et l'on est impuissant malgré toute l'empathie dont on peut faire preuve.
Mais on peut toujours faire ce qui est à notre portée...
Ecrire.
Faire quelque chose avec ce qui nous a été donné...
Donner du plaisir ou susciter un écho...

La Baladine 26/02/2018 11:56

Ton raisonnement sonne juste. Ta conclusion chauffe le cœur.
Merci infiniment. J'espère que tu bouges enfin sans douleur :-)

Dédé 25/02/2018 17:41

Coucou Madame. Je crois que malheureusement le monde est ainsi fait. D'un côté, on distribue des médailles aux JO et de l'autre, on meurt sous les bombes. Entre deux, notre quotidien est fait de petits plaisirs, de grands bonheurs et aussi de tristesse. L'histoire de l'Humanité finalement. Allez, il fait un froid de canard et ceux qui se plaignent devraient simplement se dire... qu'ils sont vivants et chanceux. Bises alpines.

La Baladine 26/02/2018 11:54

Coucou Toi l'Alpine! Oui, le monde est mal fait, et par qui? Pardi, par l'humain... Pfff!
Oui, nous avons de la chance, honte aux geignards. Je t'embrasse. Chaudement.

Nassy 25/02/2018 16:25

Je ne suis pas sûre d'avoir lu un billet souriant, plutôt inquiet me semble-t-il, non? Je suis d'accord, il y a de quoi l'être. Bonne fin de week-end.

La Baladine 26/02/2018 11:52

Inquiet pas vraiment, ballotté entre tendresse et désespoir, mais baigné d'amour de la vie :-)