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La Baladine

Histoires de vie, et de vies...

Les cerfs-volants

Avril. Ce pourrait être des jours parfaits. Entre ciel et mer. Bercés d'une lenteur qui fait du bien. On occuperait les heures à parler aux oiseaux, à caresser le chien, à jouer avec des chats errants. Tout ce qui n'a aucune importance aux yeux du monde, mais qui pour soi est essentiel. Redécorer la maison, mettre des fleurs dans les vases. Parfois, souvent, on lèverait le nez pour regarder le ciel, on y surprendrait la face penchée d'une lune gibbeuse et transparente dans un ciel d'un bleu  de papier buvard, blanc à l'horizon, là-bas loin sur la mer. Le soir, on allumerait un feu pour faire griller des légumes, de la feta. Un filet d'huile d'olive, de la menthe et du citron. Simplicité, perfection. Sous le même ciel vertigineux, noir comme l'eau d'un puits, frissonnant d'astres, on siroterait un vin suave, à la belle étoile (singulière expression, en est-il une laide quelque part?)... 

Avril. Confinement. Durée longue. Un microorganisme, invisible, imperceptible, a décidé de signaler sa présence au monde. Flagrante. Déflagrante. L'humanité n'est qu'une forme de vie comme une autre, il nous faut nous mettre de côté pour éviter un choc trop violent. Nous voici à l'épreuve, nous tous, qui de la maladie, qui de la monotonie, qui de la mort, qui de l'anxiété, qui de la saturation. 

Être indemne, du moins jusqu'ici, est essentiel. Pas de symptôme. Pas d'angoisse pour un aimé sous respirateur. Pas de deuil impossible à vivre. Rester chez soi. Seule discipline à s'imposer vis-à-vis du monde, celle du rien. Un rien qui protège le tout, et d'abord tous ceux qui sont en première ligne, soignants, caissiers, livreurs, éboueurs, agriculteurs, chauffeurs, aides à domicile, bénévoles, tous ceux qui n'ont pas forcément la possibilité de se protéger bien, et mobilisent au jour le jour leur courage et leur détermination à maintenir le lien social. Nous, il ne nous est rien demandé, sinon nous mettre en retrait pour ne pas nuire.

On entend ceux qui parlent de pause bénéfique, d'épreuve salutaire. Je ne peux m'empêcher de me demander qui peut ou veut s'offrir ce luxe. L'immobilisme n'est pas un repos quand il est subi. Il est source d'angoisse, de stress, parfois mortifère. La liste est longue de ceux à qui la peur mord le ventre, de l'indépendant à l'isolé, du précaire au malade chronique, de l'addict au vieillard esseulé...  et celui qui n'a pu enterrer un aimé... On y pense. Et on se tait.

On entend ceux qui parlent de flagellation, venue d'un dieu, d'une terre ou d'un mode de vie. Voire des trois. Entre variole, peste, syphilis, choléra, polio, grippe espagnole, ebola, VIH, la rumeur inlassablement invite au fantasme et à la déraison. Au complotisme. L'opportunisme idéologique n'a pas de limite. Le futur est toujours aisé à prédire quand il est passé. La moindre horloge cassée donne l'heure exacte deux fois par jour. Et les inconséquents d'hier sont trop souvent les raisonneurs d'aujourd'hui.

L'heure n'est pas aux polémiques, à la recherche de coupables commodes, à compter les points. Ce qui est à l'épreuve, c'est l'amour des hommes, le sens du collectif, la solidarité, la résilience. La pandémie révèle la lâcheté des uns et le courage des autres. Solidarité et générosité sont les guides des héros ordinaires, tels que ceux que je vois à l'œuvre dans ma campagne de bord de mer, ma ville frégate chalutière, où des Maxime, Anne, Sylvie, Xavier, Martine, Jeannine, Dominique, Catherine, Pascal et tous les autres (je ne peux citer tout le monde qu'ils me pardonnent) se mobilisent jour après jour pour tous et pour chacun, mûs par ce formidable élan de solidarité qui conduit à ne pas désespérer de l'humain.

Cette nuit, la lune sera pleine, et belle, même masquée de nuages doux. Elle continuera son cycle, le même depuis la nuit des temps, et le mouvement solidaire, humaniste et humanitaire continuera à lutter contre le mal. Ce que nous révèle cette crise, aussi, c'est que le génie citoyen se multiplie plus vite que le coronavirus. Habiter le réel, nourrir la confiance vitale, c'est tout ce dont nous avons besoin. Sous la clarté d'une lune de jour, ou de nuit. D'un avril à l'autre. Pour retrouver l'humanité. Et les cerfs-volants...

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À propos

La Baladine

Acidulée mais pas acide, féministe assurée et romantique assumée, rieuse et mélancolique, résolument positive dans un monde dépressif, agitatrice de cervelle, gratteuse infatigable du vernis des humains pour voir ce qu'il y a dessous... "Je ne fais effort ni pour qu'on m'aime ni pour qu'on me suive. J'écris pour que chacun fasse son compte." Jean Giono
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Pastelle 20/04/2020 13:49

Quel beau texte. Tout est dit, si simplement, si doucement, sans agressivité sans donner de leçons et sans rien ramener à toi.
Pour moi cette histoire m'aura permis de découvrir un nouveau mot, le connais tu ? L'ultracrepidarianisme. Peut être est ce une maladie aussi car beaucoup de gens en sont atteints.
Et merci pour la découverte de cette chanson de Benjamin Biolay, que je connais très mal. Elle est parfaite pour attendre.

La Baladine 20/04/2020 22:43

D'abord merci, du fond du cœur et de moi.
Ensuite merci, j'adore découvrir des mots inconnus, et je ne connaissais pas celui-ci, dont je pense effectivement qu'une bonne partie de la population est victime. Et ce mal me semble autrement plus contagieux que le covid-19, c'est dire! Parce qu'entre tous ceux qui ferment les yeux sur ce qu'ils voient, n'écoutent que ce qu'ils veulent entendre et croient savoir ce qu'ils ne savent âs, on n'est pas sorti!

Alors cet ultracrepidarianisme, quel régal! Quelle simplicité! Quelle vérité! Surtout, quelle vérité!

Merci, mille fois, au moins, pour le bien que tu m'as fait!

Betty.... 18/04/2020 07:01

On ne se rend compte de la valeur de ce nous pourrions perdre que dans ces moments là figés dans un avenir incertain , tout se mérite même une Nature même une Vie , être attentif est un devoir en somme ….Bon Week end Sylvie

La Baladine 19/04/2020 23:09

Que dans ces moments-là? Crois-tu? Sensible et intuitive comme je te sais, je crois plutôt que tu es de celles, de ceux qui savent que chaque instant est précieux, que chaque fois qu'un autre nous porte attention, c'est un cadeau. Je te crois de celles, de ceux qui, naturellement, font souvent ce cadeau, de prêter attention à l'autre...
Doux baiser, Betty ♥

Nikole 16/04/2020 08:41

Quel texte ! Si beau, profond, lumineux, intelligent. Quelle écriture !
Je retiens, pour le "fond" : "L'humanité n'est qu'une forme de vie comme une autre". Et "Un rien qui protège le tout, et d'abord tous ceux qui sont en première ligne, soignants, caissiers, livreurs, éboueurs, agriculteurs, chauffeurs, aides à domicile, bénévoles, tous ceux qui n'ont pas forcément la possibilité de se protéger bien, et mobilisent au jour le jour leur courage et leur détermination à maintenir le lien social. Nous, il ne nous est rien demandé, sinon nous mettre en retrait pour ne pas nuire." Voilà qui remet les pendules à l'heure, celles qui donnent deux fois par jour la même, et qu'il faudrait bien que tout le monde regarde. Et pour la forme, j'ai souri à la gibbosité de la lune et à ce mot dont j'avais oublié l'existence. Des cailloux font des bosses dans bien des chaussures. Il faut rester des "hommes qui marchent dans leur tête". Je relis ton texte, et me voilà à rêver du gémissement de la mer et du crépitement des légumes dorés dans un feu. Pas loin, bien après, une Balade sourit d'avril ne te découvre pas d'un fil, mais celui des souvenirs la poursuit, et elle iame encore plus, si c'était possible, le retour de la vie.
Je t'embrasse fort. Merci !

La Baladine 17/04/2020 16:01

Ta première ligne me confusionne...
Pour le fond, je pense juste à toutes ces vies qui se mettent au service de la nôtre. Je pense aux humains de chair et de cœur qui se donnent la peine de me lire, dont certains sans doute cherchent, comme toi, comme moi, des pistes de réflexion, et un semblant de réponse. Chacun à sa manière.
Merci pour l'attention aux mots. Pour Patrick Segal, l'homme qui sait mieux que personne que c'est dans la tête que débutent les victoires.
Merci pour ce final poétique forme de rêve doux.
Merci, immensément.

Den 14/04/2020 14:17

Beaucoup d'émotion à lire tes mots, La Baladine, tant de force et de profondeur s'en dégagent !
Tout est dit ! Ce jour qui devrait être, et qui n'est pas... la lune rose au crépuscule flamboyant a pourtant illuminé le ciel, ...et la musique de Benjamin Biolay a rajouté un trait heureux sur la page.... j'ai fait mon compte ! merci pour ce brin d'humanisme retrouvé ! merci pour ton écriture que je reconnais entre mille !

La Baladine 14/04/2020 23:11

Merci. Infiniment. Pour tout. Le fait d'être venue, d'avoir posé tes mots. D'avoir lu ma petite présentation. Pour la toute dernière phrase!! Merci!! ♥

Xoulec 12/04/2020 18:52

Avant le confinement chez nous, j'avais écrit quelque part, chez quelqu'un (je ne sais plus où), que l'être humain était voué à disparaître, que la nature était là avant lui, et qu'elle serait là après eux.
Je ne savais pas encore ce qui nous attendait, à quelle sauce le virus allait nous manger.
Ton texte est très réaliste, sobre, sans fioriture aucune. Une vérité assortie d'une touche d'espoir.
J'aime !

La Baladine 12/04/2020 22:41

Oui, enfin ce n'est pas l'apocalypse non plus. Juste une crise, très sérieuse, comme l'humanité en a déjà traversé, comme elle en traversera encore. C'est surtout notre capacité à être solidaire qui est mise à l'épreuve, et sur un plan mondial. A chacun de faire ce qu'il lui revient.
Merci. Beaucoup. ♥

alainx 09/04/2020 18:46

Quel beau texte !
À la fois poétique, dynamique, espérant, réaliste.
Cette manière que tu as de donner de la force par des mots.
Un texte écrit avec le sang du cœur et l'énergie de l'amour.
Un grand merci ! Moi il m'a fait beaucoup de bien de le lire.

Et puis, pour sourire un peu quand même :
fort heureusement tu n'as pas oublié la polio !
Alors pour ceux qui aiment donner du sens à l'absurde, je rappelle qu'un curé m'a dit à 12 ans, à quoi servait le poliovirus :
J'aurai la chance au paradis de faire partie du club « les saints innocents » vu que ma souffrance sur terre, à mon jeune âge, était pour la rédemption des âmes du purgatoire.
Ça m'a vachement boosté ! Putain au paradis j'aurais pas un strapontin, mais une loge personnelle et royale face à la scène ! (Ou la cène, va savoir… !) Et en plus c'était pour l'éternité. Tu te rends compte : un tel jackpot c'est inespéré.
Comme chante Brassens : « j'en appelle à la mort, je l'attends sans frayeur »
enfin… si ça pouvait encore attendre un peu et pourquoi pas un peu plus qu'un peu… des fois que le petit curé m'aurait raconté des gaudrioles…

La Baladine 10/04/2020 10:29

D'abord merci ♥

Ensuite, comment aurais-je pu oublier? T'oublier? (D'autant que je n'oublie pas que les antivax sont partout).

Donner du sens à l'absurde, voilà bien une vocation de curé! Celui de tes 12 ans t'aurait manifestement bien offert en offrande à son dieu pour son salut! Cette distribution entre paradis et enfer, non mais franchement... Mais que nous demandent les religions, sinon nous coucher à la roue? (à noter qu'ironiquement, ce sont aussi de grands rassemblements religieux qui ont prodigieusement accéléré la progression du virus)

Ce qui nous arrive, comme souvent, vient à point nous rappeler que l'être humain n'est le centre de rien, que le monde n'a pas besoin de lui pour exister, le monde étant inhumain, par définition. Et pourtant "le monde est beau, et hors de lui, point de salut". A.C.

Nul besoin de religion pour aimer. Prends soin de toi, je sais combien la vigilance constante est épuisante, mais pas question de se relâcher.

Je t'embrasse ♥

Coumarine 09/04/2020 18:29

ah! La Baladine... ce n'est que maintenant que je vois que tu as écrit, pardon!
Je suis émerveillée par ce que tu dis là!
et par cette façon bien à toi de l'écrire
Merci de tout coeur merci!
Je relève ceci:
"La pandémie révèle la lâcheté des uns et le courage des autres."
On a pu en voir de toutes les couleurs: admirables ou pitoyables ainsi sont les gens!
Je t'embrasse tout doux

La Baladine 09/04/2020 18:48

Il n'y a aucun souci ma Coum!
Merci à toi de ta venue et de tes mots chaleureux.
Oui, les périodes de crise révèlent la vérité des êtres.
Je t'embrasse de même

Bleck 08/04/2020 14:47

Si je savais si bien écrire, je crois bien que j'aurais un blog.

Bleck

La Baladine 08/04/2020 19:02

Monsieur Bleck, ne seriez-vous pas apparenté de quelque façon à un dénommé Bleum, qui je crois a récemment débuté un blog lui-même, votre homonyme ayant tiré un "final curtain" sur ses écrits assurément très bien fichus? ;-)
Bise de merci d'être venu ♥

K 08/04/2020 14:36

Tellement de promesses dans ces cerfs-volants. Merci.

La Baladine 08/04/2020 18:59

La chanson est belle, la mélodie splendide (mais Biolay est un mélodiste né) et cette irruption de Marilyn... un rêve éveillé! Les promesses seront tenues, prenons-en le pari!
Merci d'être passé :-)

Edmée De Xhavée 08/04/2020 12:52

Merci pour ton article qui replace le tout dans l'oeil du cyclone et ce qu'on y trouve aussi de certain: accuser nos gouvernements, dire y avait qu'à et y aura qu'à à l'avenir, donner la parole aux Nostradamus de service ou spécialiste de l'espionnage géo-polique... c'est vraiment "du vent". Ca n'ajoute rien de bon. Par contre en effet, pouvoir sentir battre son coeur à tous ces gens qui "font de leur mieux" pour aider, imaginer, créer, accompagner... voilà qui nous prouve chaque jour que non, le monde n'est pas pourri. La pourriture, comme souvent, se dépose à la surface et est bien visible. Mais sous cette couche (qui peut-être comme la couronne du Coronavirus peut se diluer avec un bon passage au savon...), on trouve la force douce, la force forte, la force de la vie. On en sortira... Bises (à je ne sais combien de fois 1,50 m! )

La Baladine 08/04/2020 18:58

Merci pour ce solide commentaire, plein ras-bord du bon sens et de l'humour qui ne te quittent jamais!
Bien sûr qu'on en sortira! Pas tout de suite, mais si chacun fait sa part, aussi nombreux que possible!
Bises maritimes (même si je ne vois plus la mer que de loin) et ensoleillées

Dédé 08/04/2020 11:17

Coucou. "Le soleil sera de retour" comme chante Biollay. Mais quand je regarde dehors, le soleil brille, il est généreux depuis la semaine passée, il brille comme s'il se moquait de nous. Il nous met à l'épreuve. Une bonne nouvelle, tu vas bien, vous allez bien et c'est déjà tellement beaucoup. Et j'espère qu'il va en être ainsi encore pour les semaines à venir. En attendant, on espère qu'on pourra retourner faire des tours de barques et qu'il y aura des cerfs-volants. Mais finalement, il y en a déjà qui volent et qui illuminent notre quotidien, tous ces gens qui oeuvrent pour que l'humanité traverse cette crise du mieux possible. Merci Sylvie pour ce très très beau texte et l'accompagnement musical approprié. Bises alpines...de loin et caresse à qui tu sais de la part de Bluette.

La Baladine 08/04/2020 18:55

Coucou la belle Alpine! J'espère que toi tu vas mieux. Pas de covid19 pour nous, mais le manque de kiné se fait sentir, même si j'essaie de pallier. Mais mon homme n'est pas des plus patients, ni des plus dociles. Il gamberge, mouline et stresse pas mal, ce qui n'arrange pas son état. Il faudra bien pourtant patienter, encore et encore...
Oui la solidarité existe, elle est bien là, elle est belle, elle fait du bien! Et rester chez soi est aussi solidaire! Tout comme ces artistes qui postent des petites vidéos, une chanson, et Benjamin Biolay le fait quotidiennement, tout seul avec sa guitare, des chansons à lui, des reprises, c'est beau, c'est doux, émouvant. Ça fait du bien.
Bises de mer lointaine, et coup de langue de qui tu sais à Bluette.

Ambre Neige 08/04/2020 09:53

Tu sais quoi ? c’est le titre qui m’a attirée… D’un seul coup je me suis retrouvée à Berck, les pieds dans le sable chaud, le ciel bleu illuminé par la multitude des cerfs volants multicolores, de toutes formes, le vent de la mer, et encore le contact du sable sous les pieds nus.
Une petite pause, une bière du Nord, s’en mettre plein les yeux et plein la tête pour les jours gris qui ne manqueront pas de suivre (c'est la vie).
Et puis je t’ai lue.
Tes lignes sont une belle illustration de l'expression "boire ses paroles" ; car tes paroles je les ai bues, l'une après l’autre, et le mug est déjà fini.

Je relève ceci " Seule discipline à s'imposer vis-à-vis du monde, celle du rien. Un rien qui protège le tout, et d'abord tous ceux qui sont en première ligne, soignants, caissiers, livreurs, éboueurs, agriculteurs, chauffeurs, aides à domicile, bénévoles, tous ceux qui n'ont pas forcément la possibilité de se protéger bien, et mobilisent au jour le jour leur courage et leur détermination à maintenir le lien social. Nous, il ne nous est rien demandé, sinon nous mettre en retrait pour ne pas nuire. "
La dernière phrase, surtout, mais je n’ai pas voulu la retirer de son contexte. Et je pense aux moments où on soupire, où on geint, et où ça semble si long. Et je relis ta phrase. « Nous, il ne nous est rien demandé, sinon nous mettre en retrait pour ne pas nuire. »

Sylvie, MERCI.

La Baladine 08/04/2020 18:46

Merci à toi l'intranquille, d'être venue poser ces mots. Oui le temps nous dure, à tous, ceux qui triment et ceux qui attendent. Mais chacun fait sa part, et il ne s'agit pas de culpabiliser, juste d'y penser. De ne pas se relâcher. Gardons notre vigilance, on est loin de la sortie!
Euh, du sable chaud à Berck? Tu es sûre? ;-D
En tout cas ici il doit être bien tiède, le soleil est là, mais ce n'est pas demain que je vais y poser le pied, c'est certain.

Baiser doux