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Histoires de vie, et de vies...

Le naufrage n'est jamais loin...

Jamais loin, il nous cueille au détour d'une joie. Sans prévenir. Capitaine pas si fragile, je sais faire front dans la tempête. Toutes  les tempêtes.  J'ai pourtant besoin d'une respiration. 

Je m'éloigne. Je reprends du temps et de l'espace, je rouvre mon sac de baladeuse. J'envoie mes mots au-devant d'une aventure nouvelle.

Il y a de la douleur, une douleur sans fond, c'est une histoire sans fin, une histoire humaine, une histoire d'humains, entre courage et peur, pleine de désarrois, d'émotions et de silences, de rires et d'éclats, de fêlures, de couteaux aiguisés et de baisers d'enfant. 

Je m'en vais juste essayer, encore, autrement, d'aller chercher, parler, écrire au-delà des mots, essayer d'être lue par tous les pores de la peau.

Je suis à la lisière de mes émotions ce soir, c'est à la fois triste, doux et effrayant. C'est là que je vais, et je suis toute seule pour ne pas me tromper.

Je reviendrai.  

P-S. Rien à voir, mais à ce jour, 8 février 2019, en France depuis le 1er janvier dernier,  20 femmes ont été assassinées par leur conjoint ou ex-conjoint... 

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À propos
La Baladine

Athée, laïque, féministe assurée et romantique assumée, universaliste, républicaine, rieuse et mélancolique, résolument positive dans un monde dépressif, agitatrice de cervelle, gratteuse infatigable du vernis des humains pour voir ce qu'il y a dessous... "Je ne fais effort ni pour qu'on m'aime ni pour qu'on me suive. J'écris pour que chacun fasse son compte." Jean Giono
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D
Quel bonheur de trouver une écriture sensible, authentique! Je me sens moins seule....
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L
C'est très émouvant d'apprendre qu'on a touché un cœur, que ses mots ont trouvé le bon chemin. Merci :-)

(((le lien vers votre site n'est plus valable?)))
L
A tous et toutes j'adresse un immense merci pour vos visites et vos petits mots, jolis mots, ce fut un cadeau très doux, très bienveillant... un peu comme si mon ordinateur s'était peuplé d'êtres humains ouverts sur les autres.
Je savais bien que j'avais raison de ne pas me méfier de vous...
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P
Bonjour Sylvie comment vas tu ?

Où es-tu ?
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C
Un petit coucou d'amitié en espérant que tout aille bien...
Je te sais très occupée et active, mais tu manques au paysage de la blogo
Bisous
 •.¸¸.•*`*•.¸¸☆
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N
Une pensée et un baiser ; j'espère que tu vas bien ...
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C
un petit signe amical pour toi
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J
Toujours loin, Baldine...
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A
Cela commence à faire long... J'espère que tout va bien pour toi.
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B
Tu as laissé ton jardin dans un silence frémissant, mais il grandit d'autant que des yeux le parcourent et des mains le caressent, ne manque que ta présence pour lui souffler tes mots.
Bisous La Baladine
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A
Un petit passage par ici en signe d'amitié…
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P
Simplement, je suis venue voir comment tu allais.
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J
Un petit coucou espérant que tout aille bien pour toi...
Bisous, chère Baladine :)
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C
Très bel article, très intéressant et bien écrit. Je reviendrai me poser chez vous. A bientôt.
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M
Tant de blessures, de coups, de désarroi, d'absence, tant d'entre nous ont été touchées, mais le sourire est là, comme les rayons du soleil il fait tant de bien à l'âme, l'instant nous comble et il faut s'y accrocher, avec vaillance et mettre,un voile de soie sur les fêlures...
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P
Oh ! Je comprends. Oui, certains jours, ce qu'on porte habituellement devient vraiment trop lourd à porter... Difficile dans ces cas-là de trouver l'inspiration (voire la force) pour écrire (même parfois pour lire!) - J'ai regardé un nombre incalculable d'inepties à la télévision (même Rex, je pourrais tenir le rôle du petit pain au saucisson viennois)... Mais je me dis que si ça fait du bien. Ou que ça ne fait pas de mal...

Courage ! Et bises très très très tout à fait amicales.
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M
Douces pensées et à très bientôt...
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N
Je crois bien que mon commentaire a disparu ... je t'y envoyais surtout de doux baisers.
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B
Je ne te souhaite que quiétude et douceurs.

Bleck
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P
Toi seule sais ce qui es bon pour toi, et où tu dois aller pour renflouer ou renforcer ton bateau. Mais j'espère que tu reviendras, oui, j'espère très fort. Parce que ça voudra dire que tu vas mieux
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J
Ouf ! te revoilou :) j'avoue que ton billet m'as fait un peu flipper...
Prends tout ton temps, Baladine... mais reviens-nous ressourcée :)
Bisous affectueux et à bientôt.
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L
Besoin d'un peu de recul?
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L
Effectivement, on ne peut pas être au four et au moulin. Il y a toujours un choix à faire, ou tout au plus, une priorité à considérer. Prends soin de toi ! Tu es le pilier sur quoi tout repose.
L
Du recul, de l'énergie pour les urgences qui ne sont pas de tout repos, on ne peut être partout à la fois et tout faire bien, et puis une nécessité de m'exprimer autrement, au moins pour un temps... Tout ça dans un même temps. Il faut bien faire des choix.
Je continuerai à te lire :-)
A
Sylvie, juste pour que tu saches que je t’ai lue, que tes mots me touchent, m’émeuvent. Qu’en retour, les miens se sont noyés.
Je voulais repartir sur la pointe des pieds, puis j’ai pensé à ces mots qu’on me laisse parfois, juste quelques mots, pas de quoi en faire un collier. Et pourtant. Ils me font tellement de bien. Tellement. Alors ces mots, je te les dis.
Sylvie, le naufrage cueille toujours sans prévenir. Peut-être as-tu seulement besoin d’accepter de te poser, de te reposer. Des fois, ça fait du bien de ne plus être forte....
Je te serre dans mes bras.
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L
Tu as raison sur tout, et surtout sur la nécessité d'avouer sa faiblesse...
Je prends ton étreinte, elle me fait du bien...
B
Je ne sais pas quoi te dire, La Baladine ! Seule toi connais ta voie. Tu portes un fardeau, mais qui ne le porte pas ? Et pour te retourner ce que tu m'avais si gentiment écrit sur mon dernier billet : Toi aussi, tu es femme humaine, avec tes peurs, tes doutes, tes souffrances, tes questionnements, mais aussi tes joies et tes rêves. Tu es dans des engagements intenses de la vie, de la société avec tous les sujets contemporains,forts, sensibles et délicats que tu as tentés de partager, d'expliquer, de dire, avec tes idées, tes vérités, tes positions et forcément on n'en sort pas indemne, quand on connait la virulence des propos parfois de ce qu'on reçoit, avec des incompréhensions et des dénis parfois. Je ne crois pas avoir entraperçu, en toi, une quelconque malveillance ou tout autre ambiguïté, mais plutôt une grande cohérence, et liberté dans ta façon d'exposer les faits, et de les développer et pour cela , tu as toute mon admiration.
Mais parfois, il est bon de lever les voiles et de prendre son temps, le temps de la sérénité et de revenir à soi et aux êtres qu'on aime.
Bises amicales
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L
Merci infiniment, très humblement pour ces magnifiques traits que tu me prêtes. Je... Merci...♥
N
Merci pour ce beau billet qui décrit bien l'entremêlement des émotions qui nous traversent. A bientôt! Bises.
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L
Merci à toi pour ta fidélité, et ton soutien indéfectible. Bizôssi
B
La laisser venir nous envahir puisque cela doit être ainsi et attendre qu'elle veuille bien nous abandonner puisqu'il en sera ainsi , je ne lutte plus quand c'est ainsi , j'attend que ces moments de vie me parlent ou me murmurent car cela doit être ainsi , c'est dans le programme de nos Vies , c'est écrit avec Délicatesse ….
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L
Pas toujours le choix. Il est des circonstances où se battre ne mène à rien. Alors, faire le gros dos, et attendre que ça passe...
Bises délicates
J
Ce sont de jolis mots pour dire que parfois on baisse les bras, qu'il faut une dose de courage pour repartir. La vie est souvent cruelle, mais c'est la vie, comme on dit;
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L
Tu as le sens du résumé... ou l'art. Enfin tu résumes bien :-)
C
Depuis que j'ai eu l'honneur de te rencontrer, je connais ton combat, je l'ai vu de près et il force mon respect et mon admiration, par ton abnégation et ta détermination. Ton sourire transcende en permanence une souffrance qui parfois affleure à la surface comme un vase près de déborder.Tu es un sherpa, une petite abeille travailleuse qui porte sur son dos, à bout de bras, des charges bien trop lourdes. Et comme ton hypersensibilité te fait endosser aussi les misères de toutes nos soeurs, je comprends que tu aies besoin d'aller te poser quelque part, ailleurs, là où tes mots s'envoleront pour alléger ta peine.
Mais l'essentiel c'est que tu reviennes, un jour. Je penserai à toi, ma belle blonde. J'aimerais t'accompagner comme tu m'as accompagnée, là-bas, sur mon autre espace. Avec la même constance.
Tu es une chouette et magnifique personne, je suis fière d'être ton amie de coeur.
Bisous émus
•.¸¸.•*`*•.¸¸☆
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L
Eau dans les yeux, sel dans la gorge... C'est malin!
Grosse fatigue, coup du sort, parfois les choses s'accumulent et on met les pouces.
Besoin de passer à autre chose aussi depuis quelque temps, et les circonstances, même pas heureuses, me donnent la pichenette salutaire!
Je te renvoie tes compliments, il n'est pas si fréquent de rencontrer quelqu'un avec qui on a des désaccords et qui ne vous condamne pas pour autant. Le cœur est beau quand il est grand, et honnête.
Bisous pareils
X
Ce texte est lourd d'émotions, laisse un sentiment troublant, de douleur indéfinie, une grande souffrance, immense ; comme les vagues de haute mer, ballottée en tous sens, ne pas être engloutie par les flots aux couleurs d'ancre...
Je te souhaite de trouver des eaux plus propices à la navigation de plaisir, loin des tempêtes et des tumultes désagréable de la vie.
Répondre
X
Braver les tempêtes à longueur de vie est épuisant. Il est bon de faire une escale à terre. Pour reprendre ses forces. Peu importe combien elle dure.
L
Comment dire... C'est moins de la douleur, ou de la souffrance, qu'une immense fatigue.
Je te rassure, les joies demeurent (punaise, j'ai l'impression de parler comme un curé)
;-)
C
j'ai moi aussi le coeur serré en te lisant... parfois en effet, les fardeaux semblent tellement lourds que notre barque est prête à chavirer
Comment tenir bon? certains jours sont plus durs ... sont trop durs
Tu es comme une soeur en humanité pour moi: ces jours trop difficiles je les connais aussi!
Tu est forte, je le suis aussi, on y arrivera!
je t'embrasse affectueusement
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L
Je sais, je comprends, surtout je sais intuitivement ce qu'il se déroule de commun entre nous.
Comme toi, je crois en nous.
D
Avec le temps, la douleur tapie diminue et puis parfois, elle revient, au hasard de nos vies, et elle fait encore mal. Je te souhaite de rencontrer des fleurs, du soleil, de sentir la brise marine sur tes joues, de parler avec des personnes aimées et de respirer l'air, en espérant des jours meilleurs, plus sereins. Bisous alpins tout affectueux.
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L
Il est des moments plus lourds que d'autres, et on ne peut pas tout gérer dans un même espace temps.
Merci ♥
A
Déjà en cliquant dans ma blogroll sur le titre de ton billet, mon cœur se serrait.
Tu portes et transportes de lourds fardeaux.
je forme le vœu que tu puisses rejoindre l'endroit favorable et aimant où tu pourras les déposer.
S'il faut affronter seul sa vie et son histoire, ce n'est pas nécessairement en solitude.
Ton texte est infiniment émouvant par la précision ciselée de mots tranchants et de mots douceur d'enfants. C'est terriblement fort et interpellant.
Je t'embrasse avec toute l'affection que j'ai pour toi.
Je m'accroche aux deux derniers mots.
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L
Ne t'angoisse pas inutilement. Je sais que tu sais que je sais ce que tu sais... Et tu sais que je ne m'embarrasse pas des détails. Je continue à te suivre, je m'éloigne juste de cet espace.
Je t'embrasse pareil.
E
Tu me sembles surtout en souffrance, chère Baladine. Mais reste-t-on hors de la souffrance longtemps? Les doutes nous font réfléchir, mesurer, peser, changer les pions de place. Sans eux, et sans la souffrance qu'ils apportent, on ferait du surplace, or nous ne sommes pas des surplaceuses sur un tapis roulant, mais des surfeuses sur les vagues. Parfois, après avoir bien souffert de mille larmes et "jamais", "toujours", "pas de veine"... j'émerge toute boostée, comme si un grand nettoyage avait eu lieu!

Bon surf!
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L
La souffrance, il y a longtemps que je la pratique. Elle est indissociable de la vie même. Maintenant, il ne s'agit pas de surf... j'aurais préféré...
:-)
J
Merci pour ce beau billet.
Ce jour 8 février c’est aussi ma fête
Répondre
L
:-)