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Histoires de vie, et de vies...

Je persiste, je signe

Je persiste, je signe

En juillet dernier, naissait la Baladine. C'était quelques jours après l'attentat de Nice, et je débutais ce blog par une lettre, faite de perplexité, de crainte et d'espoir. Je me trouve ces temps-ci à peu de choses près dans le même état d'esprit, et comme alors, j'ai le cœur pensif...

Alors j'ai relu cette lettre, et tout bien pesé, je m'aperçois que je n'ai pas grand chose à y ajouter (même si un peu quand même). Et c'est ainsi que j'ai décidé de vous l'envoyer à nouveau, si vous saviez comme j'aimerais qu'elle vous parvienne.

C'est une lettre toute bête (on l'atteint d'un clic) et pourtant pas si crédule. 

Elle nous dit qu'il faut croire en nous-mêmes, en notre destin individuel, pour mieux vivre ensemble. Elle parle de volonté partagée, de progrès qui n'oublie personne. Elle ne confond pas solidarité et charité. Elle parle de désir. Je ne suis mue que par le désir.

Je me méfie des coléreux qui renversent les tables, ils prennent délibérément le risque de tout casser. Je ne crois pas qu'on puisse rendre les gens égaux, niveler le monde et faire fi de l'individualité, je ne pense pas que cela soit souhaitable, mais je crois profondément que tous et chacun  doivent être traités de la même façon.* 

Aux sentiments d'anxiété et d'espoir mêlés qui m'habitaient alors, s'ajoute aujourd'hui la résolution. L'adhésion à "un projet, un élan, un espoir de renouvellement et une volonté de rassemblement".**

Au terme des deux semaines qui s'annoncent, quoiqu'il arrive, nous allons sauter dans l'inconnu. Je ne crois pas qu'il faille avoir plus peur de l'inconnu que du reste. Les obstacles réels qui nous sont opposés sont souvent moins grands que ceux que l'on s'invente. 

A vous qui passez là, à nous tous, à notre pays, à l'Europe, au monde, je souhaite le meilleur pour les cinq ans à venir, et bien après.

 

 

 

 

 

* "Il y a toutes les différences du monde entre traiter les gens de manière égale et tenter de les rendre égaux. La première est une condition pour une société libre alors que la seconde n'est qu'une nouvelle forme de servitude" F. A. Von Hayek

** O. Trousseau  

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À propos
La Baladine

Athée, laïque, féministe assurée et romantique assumée, universaliste, républicaine, rieuse et mélancolique, résolument positive dans un monde dépressif, agitatrice de cervelle, gratteuse infatigable du vernis des humains pour voir ce qu'il y a dessous... "Je ne fais effort ni pour qu'on m'aime ni pour qu'on me suive. J'écris pour que chacun fasse son compte." Jean Giono
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L
Bon, tu écris quand ?
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P
"destin individuel, pour mieux vivre ensemble" prônerais tu le "regroupement séparé" ? :)
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L
Disons que je ne prône pas l'égalitarisme! :-D
M
Si nous savons quel que soit le résultat de ses élections, nous tendre la main alors le bonheur sera tout prêt de nous sauter au cou... Nos dirigeants sont d'abord le reflet de nous-mêmes, mais s'ils sont mauvais, à nous de les museler!
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L
Très belle réflexion, qui te ressemble. Merci!
M
Espérons que la haine et la négation des belles valeurs que nous aimons porter sur le monde ne soit pas piétiné, par des phrases creuses j'ai bien peur de ce que la colère ou l'inconscience des hommes nous prépare !
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L
Ensemble, on peut. Dressés les uns contre les autres, on ne peut pas. :-)
B
Difficile d'avancer dans ce monde où disparaissent peu à peu le respect et la tolérance, et où un semblant de peur se glisse au quotidien .
Ta lettre redonne l'espoir de voir fleurir un jour un monde nouveau où chaque individu aura une vraie place, digne et fraternelle.
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L
Je ne suis pas si sûre que respect et tolérance soient moins présents qu'avant. Et si je regarde avant nous, je vois des peurs bien plus tangibles que celles d'aujourd'hui. Ça tient à chacun d'entre nous. Ça arrive! Bisous fraternels.
B
C'est cette envie insensée de forcer les autres à partager la même pensée, la même vie, la même mode de société qui est source de tant de malheurs.
Je ne suis pas optimiste, j'espère que j'ai tort.
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L
Nous vivons dans un pays où chacun a le droit de penser ce qu'il veut, et même de le dire, du moment qu'il ne cherche pas à pousser à la haine, au crime. Nous vivons dans un pays où chacun a le droit de voter, et même de ne pas voter. Nous vivons dans un pays où, si on compare notre situation à celle de bien d'autres nations, on n'est pas si mal. Rien n'est parfait, il y a des gens qui ont trop peu, et d'autres qui ont beaucoup. Mais nous vivons dans un pays où chacun est libre de ne pas empêcher l'autre de faire ce qu'il fait, et ce qu'il ne fait pas. Soyons heureux et fiers de vivre dans ce pays-là! :-)
A
Apprendre à vivre ensemble, en sera-t-on capable un jour ? Il le faudra bien et de toute façon nous devons avancer, attentifs au bonheur de tous sans aucune exception!
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L
Je trouve que beaucoup de gens manquent singulièrement de tolérance ces temps-ci. Dont pas mal de gens que j'aime bien. Ça me pose question. Ça me rend triste.
J
Quel paradoxe, quelles contradictions dans l'être humain. Je suis capable de faire un joli discours sur le vivre-ensemble, la tolérance ... Et 10 mn plus tard, je peux insulter l'automobiliste devant moi, qui n'avance pas. Courageuse, mais pas téméraire, les mots ne l’atteindront pas Je peux donc être colérique, pleutre ou pas tolérante du tout, de temps en temps.
Et je n'en suis pas fière
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L
Je suis plutôt zen en auto, j'ai pris le parti de garder mon énergie pour des choses plus... disons plus essentielles. Mais je te rejoins, nous sommes tous complexes, et heureusement, sinon la vie serait d'un ennui! Bon, maintenant, il y en a qui sont franchement compliqués ;-)
L
Apprendre à vivre ensemble, tout en traitant de manière égale chaque être dans son individualité, il faut avoir une certaine capacité d'adaptation et de tolérance. Même à petite échelle, on se rend compte que tout le monde n'est pas disposé à faire cet effort. On observe souvent ce genre d'attitude parmi les personnes qui ne sont pas confrontées à la différence et, par conséquent, ont peur des situations qu'ils s'inventent.
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L
T'inquiète, ça ne nuit en rien au sens de ce que tu dis ;-)
L
Et je fais des fautes, aaargh! Là, là...
L
Tu as tout compris. Tu es aussi fraîche que sage. ;-)
L
Bref t'es normale...
Mais fais attention avec Hayek, n'oublie pas que c'est un partisan du "darwinisme social", son libéralisme est assez "foire d'empoigne" et et absence d'état...
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L
:-/ Je ne connaissais qu'un Jean, en matière de Wiener...

C'est un poil extrême quand même, non?
L
Je préfère l'avertissement de Wiener, très clair, dont nombre d'admirateurs du "management efficace" devraient s'inspirer :

Tout travail qui est en concurrence avec le travail d'esclave doit accepter les conditions économiques du travail d'esclave
L
"Normale", je me demande, tu vois; à force d'appeler un chat un chat, et de placer l'amour avant les protocoles, parfois, il me semble que je m'attire plus d'inimitié qu'autre chose... Mais bon, au moins, au moins, quand je dis "ni dieu ni maître", je sais de quoi je parle ;-)

(((Hayek, c'est uniquement pour cette citation, qui reflète exactement le monde tel que je le conçois, et, je crois, la société française telle qu'elle a été conçue, du moins après une certaine Révolution)))
X
Ta lettre décrit si bien toute l’ambiguïté de l'être humain,Sa complexité, ses contradictions,ses doutes,ses espoirs,ses hésitations,ses craintes,sa façon d'appréhender l'avenir avec des valeurs d'humanité.Une lettre pleine d'enthousiasme,d'espoir.Une lettre qui réchauffe le cœur comme le petit feu de l'auvergnat...
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L
Touchée plein cœur... Ton évocation auvergnate m'a mis le sel dans la gorge et l'eau dans les yeux.
Juste merci. :-)
C
Je découvre ta lettre et donc en même temps le démarrage de ton blog.
Une belle lettre mesurée et très humaine, qui pose bien les contradictions du monde par cette simple phrase: la vie est belle et elle est épouvantable.
Cette dualité permanente fait que nous devons trouver notre chemi de vie entre la joie et le désespoir, sans nous laisser "manger par la vie" comme tu le dis.C'est là que la sagesse prend tout son sens: un juste milieu à trouver entre les engagements qui permettent d'améliorer le monde ponctuellement et humblement, et puis le développement personnel, qui, s'l n'est pas pris comme une sorte de narcissisme égoïste peu productif, peut juste nous aider à devenir meilleurs.Le monde ne changera jamais en un jour, mais, pas de fourmi après pas de fourmi, nous avons quand même fait évoluer certaines choses sur cette terre. La notion de "droits de l'homme" même s'ils sont bafoués à bien des égards, a le mérite d'exister.
Il nous faut surtout combattre nos peurs.
Car la peur est irrationnelle et quand elle est savamment entretenue dans nos esprits, pour nous affaiblir (ou mieux nous contraindre à accepter des mesures liberticides) il est vrai qu’elle peut faire du dégât et nous stresser de trop.
Mais que nous disent pourtant tous les gens qui ont réchappé d’un attentat ? « Nous continuons à vivre, et nous montrons que nous n’avons pas peur » C’est une réaction quasi unanime. Ne pas montrer que la terreur a gagné.
J'aime beaucoup ta phrase: « Les obstacles réels qui nous sont opposés sont souvent moins grands que ceux que l'on s'invente. »
Bisous solidaires
¸¸.•*¨*• ☆
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L
Tu sais, ou tu as compris, que je ne crois pas aux communautés, mais à l'individu. Je mets l'individu au cœur du pays, de la société. Ce qui, par extension naturelle, revient à dire tous les individus. Ensemble mais pas pareils. C'est là toute la difficulté, et en même temps c'est ce qui fait la grandeur d'un pays.
Bises sans peur
L
tourner le dos aux religions je suis bien d'accord mais quant au reste et malgré les désillusions, je crois encore qu'il est possible de changer ce monde ensemble de manière plus égalitaire avec un respect total pour cette planète qui nous porte mais qui n'en peut plus. Agréable dimanche à toi
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L
Hum... (je refleche)... la religion n'est qu'un dogme parmi bien d'autres. Foin des dogmes et des apparatchiks divers et variés, même s'il reste évident que cette affirmation n'engage que moi. Volonté d'avancer, de travailler, main dans la main mais sans jamais entraver ou ralentir l'évolution de l'autre.
Bon lundi!
H
Je suis d'un naturel optimiste mais j'ai peur de Marine maintenant je vais lire ta lettre.
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L
Difficile de ne pas te comprendre: cette pseudo femme est une arnaque féministe, une imposture humaniste. Un être incohérent qui base ses "valeurs" sur l'exclusion et la préférence nationale.
Le combat n'est pas fini.
H
Je suis pour traiter les gens également, mais ils ne sont pas égaux : ni en intelligence, ni en humanité... J'exècre la pensée unique, la vie uniforme et insipide.
Tes billets de jadis et de maintenant sont d'une grande beauté. On ne reconnait un arbre qu'à ses fruits...
Merci de ton humanité.
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L
Merci pour le compliment, mais l'humanité est notre bien commun à tous. C'est de cela qu'il faut convaincre. :-)
B
Bonjour Baladine , j'ai lu ta lettre , elle m'a touché de part ta sincérité , de ta détresse face aux évènements , j'ai vécu çà à pleurer d'impuissance , notre monde nous fait mal , l'angoisse habite les humains , il y a de quoi , Chère Amie , souvent je me dis , mais il y a toujours eu des guerres , de la violence , aujourd'hui les médias nous confrontent directement à çà et c'est erroné souvent , exagéré , d'où notre sensibilité et notre fragilité exacerbée, il faut s'adapter , je ne vois rien d'autre , et rester soi même bien sur , le risque je le vois soit que nous nous protégions un max en s'individualisant ....Je t'embrasse ...Betty
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L
Betty, j'espère que la détresse exprimée dans ma lettre ne prend pas le pas sur l'espoir. Nous serons des individus (ce n'est pas un terme négatif) responsables, et nous dessinerons nos vies, pour qu'elles aillent vers le meilleur.
Bises confiantes
B
Je te rejoins La Baladine dans ton développement à propos de ce monde en déconfiture, si je puis me permettre ce mot. Il faut aussi je pense raison gardée, ne pas penser que le monde d'avant était plus serein, quand on connait les désastres des grandes guerres mondiales. La différence aujourd'hui, c'est que nous sommes surinformés. A la seconde même, on peut savoir ce qui se passe au bout du monde. Trop d'informations, tuent l'information, dit-on. Nous n'arrivons pas sereinement à analyser ce que nous recevons comme informations et nous tombons dans l’exagération, voire le catastrophisme; Mais cela ne nous interdit pas de rester vigilant quand on voit comment la xénophobie, le racisme, le rejet de l’autres sont prônés par certains partis extrémistes et surtout leur médiatisation par les médias, comme si ces derniers ne sont pas concernés quant à leur responsabilité , eux qui ne cherchent que l’audimat en se fixant sur le sensationnel et non l’essentiel de ce qui nous rapproche. Je reste persuadé que les médias en rajoutent et avec l’avènement des réseaux sociaux qui mettent le feu aux poudres, c’est carrément explosif.
Bien à toi La Baladine, bisous
Répondre
L
Mais je ne suis pas catastrophiste, rassure-toi! J'exprime mes craintes mais je reste confiante. Je crois en l'humain, profondément.

Bien sûr, nous sommes aujourd'hui informés de tout, partout, quasi dans la seconde. Je le prends comme un plus. Bien sûr, ça gâche bien des joies. Ça fait aussi leur prix.

Les journalistes, et plus particulièrement les grands reporters font un travail admirable, courageux, partout dans le monde, N'oublions jamais qu'aujourd'hui près de 350 d'entre eux sont emprisonnés (c'est un chiffre en constante augmentation), pour avoir simplement voulu informer librement. Ils sont nos yeux, notre voix. Ce sont d'ailleurs parfois de simples blogueurs, qui paient pour avoir voulu témoigner de la réalité de leur pays. Prenons toujours garde à ne pas jeter le bébé avec l'eau du bain.

Bisous optimistes